La liberté dans le refus
vendredi 11 avril 2008
On se méprend souvent sur la nature de la liberté. Souvent décrite comme l'absence de manque, on présente la liberté comme étant la satisfaction automatique de la moindre envie. Considérer la liberté uniquement comme un synonyme de satisfaction instantanée est insuffisant.
Associer la liberté au pouvoir de consommer ce que l'on veut quand on le veut est une vision très réductrice de ce qu'est la liberté. La liberté ne s'arrête pas au pouvoir d'achat. La liberté se trouve également dans le refus.
Dans le refus de tuer. Dans le refus de se prostituer. Dans le refus de vendre ses organes. Dans le refus de dominer les autres ou de leur nuire.
La liberté doit être vue comme le pouvoir de définir sa vie comme on l'entend en pleine harmonie avec ses principes moraux. Définir son rapport au monde par soi-même se distingue nettement de la notion de pouvoir d’achat.
22:21 Écrit par Guillaume Lamy 3 commentaire(s)
Libellés : capitalisme, philosophie, économie
Libre malgré la religion
lundi 7 avril 2008
La religion n'est plus ce qu'elle était au Moyen-Âge. Autrefois globalisante et omniprésente, la religion régnait sur toute activité humaine; des gestes, aux mots; jusqu'aux pensées – d'où l'existence de nombreux péchés liés à l'état psychologique du sujet, tel que le péché de l'envie...Le péché renvoyait automatiquement à la culpabilité. Culpabilité de ne jamais agir comme il le faut selon des règles qu'on ne pouvait rejeter sans se criminaliser davantage… Dès la naissance l'humain était donc coupable. Coupable d'exister : tel que le symbolise parfaitement l'idée du péché originel. Le sujet devait donc se racheter, toute sa vie durant, par la soumission perpétuelle à des commandements divins contre lesquels il n’avait aucun droit de parole.
En aucun lieu ni terrestre ni psychique l'humain ne pouvait échapper à la religion. Le pêcheur devait tout confesser puisque de refuser de se prêter à l'exercice accablait d'encore plus d'infraction...
En plus de régner sur tout lieu public, en faisant du secret un interdit, la religion se retrouvait donc à rendre impossible l'existence de la sphère privée. Dans de telles circonstances; impossible de faire preuve de liberté. Rien ne pouvait concerner le sujet directement en faisant appel à son autonomie morale. Tout relevait de Dieu. L’humain existait pour servir.
Politiquement, la religion n'était ni séparée de l'État ni distincte de lui. La religion était l'État. Toute volonté religieuse se retrouvait automatiquement à devenir une réalité légale ou tout élément contrevenant serait puni et corrigé. L'État ne se présentait pas comme la limite de la religion. L'État était l'expression de la volonté religieuse.
Dans de telles conditions, il devient facile de comprendre pourquoi la religion était en soi une domination...
Or, les choses ont changé depuis la fin du Moyen-âge. L'État régule maintenant la religion et non l'inverse. Celle-ci doit être légale. La religion doit se conformer aux principes du droit qui octroie à toute personne le droit de la rejeter.
Le rapport de supériorité entre religion et État bascule avec l'avènement de la modernité…
Malgré cela, de nos jours, même dans les démocraties avancées, des gens restent dominés par la religion; c'est un fait. Certains avancent l’idée d’abolir simplement toute forme de religion pour venir à bout de ce problème séculaire. Or, pour faire un parallèle pertinent, des hommes, des femmes et des enfants sont également dominés dans leur milieu familial. Devrions-nous abolir la famille pour autan?
La liberté réside dans le pouvoir de définir librement les relations que nous entretenons avec les autres; qu’elles soient familiales, professionnelles ou religieuses. C'est en cela que les choses ont vraiment changé.
Il est maintenant possible pour une personne de définir librement le lien qu'elle désire entretenir avec la religion. Si, en tout regret, une personne n'est pas en mesure d'y arriver : prohiber toute religiosité risque de restreindre simplement la liberté de ceux qui pratiquent une religion en toute liberté de conscience.
Des gens restent donc dominés par des formes religieuses. Pour remédier à cette situation regrettable sans faire appelle à des solutions liberticides, pourquoi ne pas renfoncer la liberté elle-même en s’assurant que tout individu soit en mesure de faire preuve de liberté de conscience par rapport à la religion? Envisagé de cette façon, ceci permet de remédier à certaines formes de domination sans les remplacer par d’autre forme d’autorités incarnées dans une panoplie d’interdits infantilisants.
Éduquer plutôt qu’interdire. Construire des Hommes libres plutôt que d’aménager une société sous forme de prison… Immuniser plutôt qu’aseptiser sans cesse. N’est-ce pas là la meilleure approche pour s’assurer que toute personne puisse définir librement son rapport à la religion?
22:55 Écrit par Guillaume Lamy 0 commentaire(s)
Libellés : philosophie, politique, Religion, éthique
Provoquer
samedi 29 mars 2008
Deux solutions se présentent à tout conflit quel qu'il soit : le dialogue ou l'affrontement. Un conseil. Lors d'un litige, même devant l'impasse, surtout: ne jamais jamais rompre le dialogue. Pourquoi? Parce qu'inévitablement, rompre le dialogue mènera tôt ou tard à l'affrontement; phénomène qui n'apaise jamais le conflit – au contraire...Présentement, les relations entre le monde musulman et l'Occident sont tendues. La gestion de ce conflit devrait s'inspirer du principe formulé ci-haut. Quiconque cherche à apaiser les relations entre les deux parties devrait avant tout inviter au dialogue et éviter à tout prix que l'exercice ne soit rompu.
S'interdire de voir une représentation du Prophète Mahomet relève inévitablement du dogme. En soi, le dogme est source de domination. Malgré ceci, quiconque cherche à dialoguer avec le monde musulman devrait conséquemment éviter d'offenser son invité en lui présentant des formes que ce dernier refuse de voir.
Insulter la personne avec laquelle nous cherchons le dialogue fait preuve d'un évident manque de conséquence entre les moyens et la fin recherchée.
Du côté occidental, la solution ne repose pas dans la censure, mais dans un exercice de compréhension de l’autre. Compréhension qui consiste à informer du fait que toute position dogmatique (telle qu'il en existe dans le monde musulman) n'évolue pas dans la provocation, mais par un échange culturel sainement entretenu.
Sociologiquement, le conflit renforce l'affirmation identitaire et radicalise les positions. Provoquer ne fait qu'accentuer cette dynamique. Logiquement, quiconque provoque le monde musulman en croyant que ceci le fera évoluer travaille donc contre son propre objectif.
22:47 Écrit par Guillaume Lamy 1 commentaire(s)
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L'art de la critique intégrale, rigoureuse et pertinente
jeudi 27 mars 2008
Les dialogues de sourds sont nuisibles. Ils tuent. Ils mettent fin à ce qu'il y a de plus important dans le monde intelligent : l'écoute. Lexicalement, l'amalgame des mots dialogue et sourd renvoie évidement à une contradiction : il ne peut y avoir dialogue sans écoute...Cet oxymoron est symbolique d'une plaie majeure dans le monde des idées : l'intransigeance. Cette attitude est désolante. Pourquoi donc? Parce qu'elle incarne en elle-même la fin du débat; son refus évident. Débattre n'est pas contredire l'autre sur tout ou l’affronter jusqu’à la pulvérisation. Débattre et critiquer sont avant tout des processus constructifs reposants sur l'ouverture à l'autre, sur la réflexion avec l'autre et sur la complémentarité des idées. En lui-même, le débat est une invitation.
Pour lutter contre le dialogue de sourds et pour remédier aux débats inutiles, voici une charte (expérimentale et à approfondir) pour guider l'exercice en question :
Lors de toute critique :
- éviter tout procès d'intention adressé à l'autre;
- toujours chercher à comprendre l'autre;
- tenter de résoudre les impasses que suscite le discours étudié en se plaçant dans la subjectivité de l'auteur critiqué;
- se rappeler que dans presque tous les cas, notre adversaire de débat est intelligent;
- ne jamais entamer la lecture d'un texte en ayant pour ambition préalable de le démolir ou de le rejeter. Un auteur peut certes être de mauvaise foi, mais un lecteur peut aussi l'être; chose nuisant de facto à la crédibilité de la critique;
- relire, relire, relire. Relire lorsqu'on ne comprend pas et relire lorsqu'on croit comprendre;
- prendre une pause (une heure? une journée? un mois?) ;
- relire;
- relire sa critique;
- retrancher tout ce qui contrevient à tout ce qui a été dit précédemment;
- adoucir les termes, nuancer et retirer tout ce qui pourrait rendre émotif la personne critiquée;
- éliminer toute phrase ambiguë;
- se placer dans la subjectivité de celui qui recevra la critique. Effacer ou redire autrement ce qui pourrait engendrer du débat inutilement.
Avant, pendant et après avoir écrit la critique, se poser la question : « et si l'autre avait raison? ». Si « oui », dire merci à l'autre. Sinon publier.
22:54 Écrit par Guillaume Lamy 1 commentaire(s)
Libellés : Communication, philosophie, éthique
L'insulte
vendredi 30 novembre 2007
Contrairement à ce qu’en pensent certains commentateurs, l'insulte n'a aucune légitimée dans un discours qui se veut dénonciateur. Même pour décrire les pires infamies ou pour décrire les pires injustices; l'insulte est toujours de trop.Insulter c'est se discréditer. Insulter est médiocre. Même lors de la plus grande injustice, insultez contribue à niveler vers le bas en jouant le jeu des faibles. La boue salit les mains de celui qui la lance, peu importe la cible.
Lisez Marthin Luther King Jr. Pas une seule insulte, pas la moindre injure. Ce qu'il dénonçait était pourtant digne de beaucoup de haine. Pour faire comprendre l’ampleur des injustices de son époque, King a décidé de s’adresser à l’intelligence des gens. Il l’a fait en décrivant la réalité comme elle était. Durement, oui, mais sans vocabulaire scatologique, sans vulgarité et surtout sans mépris.
Dignement, il a dénoncé. Et c'est tout aussi dignement, qu'il eut gain de cause.
La dignité est ce genre de principe philosophique dans lequel la fin et les moyens entretiennent une relation mutuellement exclusive. Insulter pour dénoncer, contrevient à ce principe. Voilà pourquoi il faut – aussi – dénoncer l’insulte.
00:10 Écrit par Guillaume Lamy 3 commentaire(s)
Libellés : Communication, philosophie
Déconnectée
samedi 24 novembre 2007
Abolir le chômage de masse, c'est la problématique à laquelle se sont attardés quatre intellectuels français dans un livre publié récemment aux éditions Syllepse (Paris, 2006).Dans cette publication, les auteurs proposent une reconfiguration des normes du travail dans le but de remédier au chômage chronique que vivent les économies occidentales depuis quelques décennies. En toute simplicité, ceux-ci proposent comme solution au chômage de rendre illégaux les licenciements des travailleurs effectués par les entreprises dégageant des profits.
Pour eux, le congédiement visant l'amélioration d'un bilan financier devrait être interdit : « Les difficultés économiques de telle ou telle entreprise ne doivent pas se résoudre par les licenciements » (p.131). Pour y arriver, ceux-ci proposent donc de réformer la nature de tous les contrats de travail : « Le statut de salarié doit devenir permanent avec garanties des droits et du revenu, les employeurs ne pouvant plus rompre unilatéralement le contrat de travail. »
Or, la proposition ne s'arrête pas aux licenciements liés à la situation économique; leur principe devrait s'appliquer à toute forme de licenciement :
« supprimer les licenciements, c'est aussi supprimer les autres licenciements, notamment les licenciements pour faute ou inaptitude. » (p.142) « même en cas de faute très grave, pourquoi admettre que le licenciement puisse constituer une sacntion alors que d'autres mesures sont possibles » «Quant aux salariés ayant commis des délits pénaux et condamnés, il n'y a aucune raison pour que le licenciement constitue une double peine : le salarié incarcéré par exemple doit pouvoir retrouver son emploi initial, sauf si la nature du délit commis commande un reclassement dans une autre entreprise. » (p.145)
Quand même…
Garrouste, Husson, Jacquin et Wilno, Supprimer les licenciements, Éditions Syllepse, Paris, 2006, 159 pages.
22:52 Écrit par Guillaume Lamy 2 commentaire(s)
Libellés : capitalisme, la gauche, politique, syndicats, économie
Sortir de la case
dimanche 18 novembre 2007
Changer d'idée sur un sujet de société est un signe de rationalité. Pourquoi? Parce que contrairement à d'autres objets, la société est un objet en constante redéfinition.Les méthodes de décision liées aux positions que prend une personne rationnelle se comparent à la démarche d'un joueur d'échec.
Le jouer observe la situation, évalue les enjeux et prend position. Ses positions sont prisonnières d'un contexte donné. Lorsque du nouveau apparaît, les positions évoluent.
Nos positions en matière de politiques sociales ou économiques se comparent bien à ce jeu de positionnement. Nos objectifs restent les mêmes tout le long de la partie (liberté, égalité, paix, etc.), mais nos stratégies élaborées pour y arriver devront changer inévitablement.
Blâmer quelqu'un parce qu'il change d'idée sur un sujet de sociétés est absurde. Prétendre n'avoir jamais changé d'idée sur un sujet l'est d'avantage et relève même de l'intégrisme.
L'histoire de l'Humanité démontre éloquemment les dangers de l'intégrisme idéologique. Ne jamais changer de position dans un jeu d'échec est la meilleure façon de se ridiculiser et de perdre la partie. S'inspirer de ce principe lorsque vient le temps de prendre des positions politiques est tout à notre avantage.
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Libellés : philosophie, pragmatisme
Au-delà du commerce équitable
mercredi 7 novembre 2007
Voilà un sérieux paradoxe du modus vivendi de Laure Waridell: ne pas consommer nuit encore plus que de consommer insouciamment.
« Think outside de box », dit-on, voilà la clé de voute à de nombreuses impasses. Si on souhaite réellement l'amélioration des conditions de vie des cultivateurs de café, de canne à sucre, de cacao ou de coton, il faut voir au-delà du commerce équitable.
Pensons-y simplement, comment les pays riches s'y prennent-ils pour créer de la richesse? Plus concrètement, lorsque les pays industrialisés élaborent des stratégies de développement, pourquoi ne songent-ils jamais à se lancer massivement dans l’exploitation de café, de thé ou de cacao?
La réponse est simple, il s'agit d'un secteur économique misérable ou déjà trop de pays se font la concurrence pour les pires emplois du monde...
On ne crée pas de richesse dans ce genre de secteur sans valeur ajoutée requérant peu, voire aucune, éducation pour la main-d’oeuvre qui y travaille. Le commerce équitable, quoi que préférable à rien du tout, contribue à maintenir en place une certaine utopie économique dans laquelle le salaire lié à la nature du travail contredit l’histoire du développement économique mondial. L’industrie agricole du café doit être industrialisée. Les hauts salaires vont aux emplois à haute valeur ajouté et requérant un haut niveau d’instruction.
23:09 Écrit par Guillaume Lamy 5 commentaire(s)
Libellés : capitalisme, la gauche, pragmatisme, économie
Le double standard des critiques de la bureaucratie
dimanche 14 octobre 2007
Qu'est-ce que la bureaucratie ? On définit la bureaucratie comme un "excès de formalités, de documents et de formulaires administratifs."Pour préciser le concept, la bureaucratie est une entité administrative dotée d'un pouvoir coercitif sur plusieurs activités, tels que les processus de production et les transactions économiques.
De toutes parts, on critique "la bureaucratie" et "les bureaucrates" comme étant des entités non productives qui ne font qu'administrer des activités qui ne le concernent pas. Le fondement de ces critiques est simple et juste : la bureaucratie alourdit les processus qu'elle gère; ce qui a pour effet de nuire à ces derniers en additionnant coûts et délais.
Plus profondément encore, l'essence des critiques des appareils bureaucratiques est que ceux-ci réduisent la liberté des organisations qui leur sont soumises.
Or, l'observateur attentif découvrira que l'essentiel des critiques de la bureaucratie est adressé exclusivement à l'État. On entend donc que la bureaucratie d'État correspond à un double gaspillage. D'un, un gaspillage de fonds publics est décrié. De deux, les emplois de ces fonctionnaires sont improductifs et, par nature, ceux-ci nuisent plus qu'ils n'aident ce qu'ils tentent d'administrer.
Or, voici où se trouve le double standard. Quiconque cherche à dénoncer la bureaucratie ne peut s'exempter de critiquer une autre forme de bureaucratie... Cette autre bureaucratie, privée, se nomme le Droit.
Remarquez à quel point le droit sied à la perfection dans le concept de "bureaucratie". Le droit administre des processus et est totalement dépourvue de la moindre activité productive. De plus, tout comme la bureaucratie d'État, elle est énormément coûteuse et elle fixe des cadres à des processus dans lesquels elle n'est pas impliquée; rétrécissant ainsi la liberté des organisations qu'elle administre.
Côté gaspillage, le droit est connu pour ses pratiques très onéreuses liées à deux phénomènes bien réels. D'un, les salaires des travailleurs de l'industrie du droit dépassent grandement ceux des fonctionnaires d'État. De deux, logiquement, l'industrie du droit n'a aucun avantage à refuser du travail.Voilà en quoi tient le double standard des critiques de la bureaucratie : ces critiques ne s'attardent qu'à une de ses formes : l'État. La critique de l'industrie du droit - une bureaucratie toute aussi coûteuse, lourde et restrictive - est totalement et systématiquement inexistante de leur discours.
14:36 Écrit par Guillaume Lamy 3 commentaire(s)
Libellés : capitalisme, la droite, libertariens, économie
Le Web 2.0, une puissance sur nous-même
lundi 8 octobre 2007
Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre.
Nicolas BERDIAEFF (1874-1948), en épigraphe à l’édition de 1936 du roman « Brave New World » de Aldous Huxley.
Les mots qu’avait Nicolas Berdiaeff au début du XXe siècle ont quelque chose de prémonitoire. Tout comme le docteur Frankenstein suite à ses expériences, l’humanité en est venue au point où elle craint de voir ses créations se retourner contre elle.
Le génie humain détient cette puissance qui est de s’approprier le monde qui l’enceint au point ou le monde semble être fils de l’humanité plutôt que l’inverse. Mais, s’il existe des limites que le génie humain n’a jamais su surpasser jusqu’à aujourd’hui, ce sont bien les limites liées à la compréhension que l’humanité peut avoir sur d’elle-même.
00:56 Écrit par Guillaume Lamy 1 commentaire(s)
Libellés : Communication, philosophie, sociologie, technologie

